Je sors de la douche. Je me sens tout bizarre, presqu'ivre. Il est déja 9h et je n'ai pas encore commencé a travailler. Qu'est ce que j'ai bien pu faire ce matin pour trainer autant ?
Je monte au septieme étage pour aller m'isoler dans mon atelier. C'est une chambre de bonne sous les toits que j'ai aménagée et qui suffit largement a mon bonheur de photographe. Etant donné le cout des travaux, c'est la moindre des choses.
J'ouvre la porte et me faufile dans l'obscurité de mon antre rougeatre. Je pose sur la table de travail l'appareil photo que j'ai monté avec moi et entreprends de jeter un rapide coup d'oeil aux derniers clichés qui sont en train de sécher au dessus de ma tete. Quelques unes des photos sont bonnes, mais je reste perplexe : je ne me souviens pas les avoir prises. Plusieurs semblent avoir été prises dans mon appartement. Mais quand ? Et qui est cette fille qui revient si souvent ? Il y a meme une photo de nous deux. C'est a n'y rien comprendre.
Je reste deux minutes sans bouger, a essayer de donner du sens a ces clichés, le regard perdu sur une des photos ou l'on voit la fille lancer un regard coquin par dessus son épaule. Elle a de jolis traits fins, d'agréables proportions, une belle lumiere. Il se dégage quelque chose. Mais de toute évidence, elle n'est pas mannequin. Est il possible que je ne me souvienne pas d'elle ? Assez perdu de temps. Ca me reviendra sans doute. En attendant, j'ai du travail a abattre.
A 13 heures, l'appel du ventre me sort de mon atelier. Avant de redescendre au sixieme, je développe les photos de l'appareil que j'ai monté avec moi ce matin. Aucune idée de ce qu'il contient. Je verrai le résultat apres déjeuner.
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